Alice et Olivier, producteurs exceptionnels d’Hydrolats et d’Huiles essentielles
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Alice et Olivier, producteurs exceptionnels d’Hydrolats et d’Huiles essentielles

Je ne peux pas décrire mon bonheur d’être tombée sur Alice et Olivier lorsque j’étais à la recherche d’ingrédients français locaux, cultivés et transformés localement dans le plus grand respect des plantes. Voici ce que font ces producteurs bretons depuis quelques années, sur un coteau exposé à l’orée d’un petit village breton. 

Après avoir fait ses armes dans les Alpes du Sud comme productrice d’huile essentielles et d’hydrolat de lavande fine sauvage de haute montage, Alice est retournée sur ses terres natales avec l’envie de développer la culture de plantes locales pour les valoriser au mieux. 

Olivier est formé en Gestion et Protection de la Nature, études à la réunion et dans la Drome et s’est formé à la distillation dans les Vosges à la Ferme du bien-être. 

Et ce qu’ils ont bâti avec Olivier en quelques années est tout juste impressionnant, non pas par la grandeur d’une exploitation, ou des volumes produits qui seraient industriels, mais par la qualité de leur production, liée à une connaissance très fine des leurs cultures, l’envie d’excellence quant à leurs productions, aussi bien sur le terrain que sur les produits finis, et la recherche permanente de perfectionnement, le tout évidement baigné de (très ! ) bon sens ! 

Cela se traduit par plus de 25 espèces aujourd’hui cultivées et transformées directement sur place, d’une très grande qualité. 

Alice et Olivier cultivent d’abord des plantes locales qui poussent facilement comme la Carotte sauvage, la Criste Marine, l’Achillée millefeuille ou encore le Laurier noble. 

Ils ont aussi réussi à maitriser la culture et la transformation de plantes plus associées au sud de la France voir aux Dom Tom, comme la Lavande, les Thyms, l’Helichryse italienne ou le Géranium rosat de La Réunion ! Les plantes se plaisent chez Alice et Olivier, et eux maitrisent et améliorent chaque année les techniques de culture. 

On pourrait se dire que la Lavande du Sud est de bien meilleure qualité que la bretonne, ou que l’Hélichryse italienne de Corse n’est pas comparable à celle du Grand Ouest… Alors pour en avoir le cœur net, et surtout comme Alice et Olivier sont de vrais professionnels et consciencieux, ils analysent chacune de leur récolte grâce à la chromatographie afin d’avoir une photographie détaillée de chaque molécule composant leurs huiles essentielles. 

Un travail supplémentaire pour ces cultivateurs, mais néanmoins indispensable, qui leur permet de maitriser chaque bouture plantée sur leurs terres, et de proposer des produits chemotypés avec précision. 

Alors oui, ils sont capables d’affirmer aujourd’hui que la Lavande vraie qu’ils produisent est quasiment identique à celle que cueillait Alice il y a quelques années dans les Alpes. Les Thyms aussi correspondent entièrement à leurs attentes, riches en molécules bonne pour la santé et la peau. 

Bon, on est ici qu’à la moitié du travail pour produire nos huiles essentielles et nos hydrolats. 

La suite se passe d’abord au moment de la récolte. Ce moment est spécifique à chaque plante, et apprécié par Alice et Olivier selon leurs connaissances. Cela se joue parfois à quelques heures près, un peu comme les viticulteurs goûtent et re-goûtent leurs grains de raisins jusqu’à être à la proportion de sucre tant recherchée. 

Ici, l’instant de la récolte se joue sur l’ensoleillement des derniers jours, l’oxydation des feuilles, des fleurs, par le soleil, tout ça en fonction de chaque espèce. D’ailleurs certaines plantes auront besoin d’être séchées avant de poursuivre l’aventure, comme la lavande vraie, afin de déployer toutes leurs richesses !

Maintenant direction l’alambic ! Cette cuve, reliée à une machine productrice de vapeur, va être remplie de la partie de la plante que l’on souhaite distiller. Les fleurs, les feuilles, les racines, etc. Toute la matière sera tassée dans la cuve avant d’y faire passer la vapeur d’eau (générée à distance ici, pour que les plantes ne soient jamais au contact direct de l’eau liquide), qui va entrainer toutes les molécules d’huiles essentielles avec elle !

Esters, terpènes, phénols, tous vont alors être extraits et se retrouver mélangés à l’eau refroidie de l’autre côté ! Il faudra attendre patiemment que la distillation soit complète, que toutes les molécules soient extraites même celles qui sortent tard, qui se font attendre… Patience, gage de qualité. Il ne reste alors plus qu’à laisser décanter, et la magie opère… L’huile essentielle, plus légère que l’eau, remonte alors à la surface par gravité. Il ne reste plus qu’à récolter l’huile essentielle d’un côté et l’hydrolat de l’autre côté !

Afin d’obtenir des hydrolats concentrés, et non seulement de l’eau purifiée diluée, Alice et Olivier obtiennent 150 à 200 litres d’hydrolat pour distiller 300 à 500 kg de plantes, lorsque les autres utilisent 1 volume d’eau pour 1 volume de plantes (au mieux !). 

On est dons ici face à des hydrolats concentrés, qui auront naturellement gardé une fine portion des huiles essentielles qui n’auront pas été distillées, mais aussi les molécules hydrophiles, qui ont une affinité avec l’eau, complémentaires à celles que l’on retrouve dans les huiles essentielles. Une pure merveille, olfactivement et chimiquement ! 

Alors je n’ai qu’un mot, merci. Merci Alice et Olivier de vous investir autant, d’imaginer de si belles choses, et d’être capables de nous proposer à nous, fabricants de cosmétiques et particuliers, de si belles pépites pour notre peau et notre santé !

Continuez comme ça, on vous soutient à 200% !

Publié le 17/06/2022 à 09h 39